2026-03-12 · 7 min de lecture

Radon au Québec : ce que l'inspection visuelle ne mesure pas

Le radon est inodore. Une inspection en bâtiment repère les voies d'entrée ; elle ne remplace pas un test de 91 jours. Mode d'emploi pour acheteurs québécois.

Un gaz, pas une fissure

Le radon s'infiltre depuis le sol, surtout dans les sous-sols et les vides sanitaires. Il ne se voit pas. Un inspecteur certifié peut noter les joints de dalle ouverts, un puisard non couvert, un drain français mal raccordé — autant de chemins possibles. Il ne peut pas, avec une lampe et un hygromètre, vous dire combien de becquerels par mètre cube vous respirez.

Pourquoi le Québec est concerné

Santé Canada et le ministère de la Santé du Québec rappellent que plusieurs régions — Laurentides, Outaouais, Estrie, Capitale-Nationale, Gaspésie — affichent des relevés fréquents au-dessus de 200 Bq/m³. Les maisons sur dalle, les bungalows des années 1960 avec sous-sol aménagé « à la va-vite », et les constructions en pente sont des candidats réguliers. Ce n'est pas une fatalité de montagnes : Montréal et la Montérégie ne sont pas exempts.

Inspection et test : deux mandats

L'inspection préachat dure quelques heures. Un test radon fiable, c'est un dosimètre posé 91 jours pendant la saison de chauffage, portes et fenêtres utilisées normalement. Les tests de 48 heures existent ; ils servent d'indice, pas de verdict. Si vous achetez l'hiver, négociez une condition de test ou un crédit pour mitiger après coup (un système d'extraction sous dalle, bien posé, règle la plupart des cas).

Ce que vous pouvez demander à l'inspecteur

Notez dans votre mandat : état du couvercle de puisard, présence d'une membrane, fissures de dalle, ventilation du vide sanitaire, traces d'humidité au sol. Ces observations n'équivalent pas à une mesure. Elles vous disent si un test est prioritaire — et si un entrepreneur en mitigation aura de la matière à travailler.

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