2026-05-21 · 7 min de lecture
Copropriété : ce que l'inspection d'unité ne voit pas
Toiture commune, fondation, fonds de prévoyance : inspecter un condo sans lire le syndicat, c'est acheter à moitié les yeux fermés.
Deux immeubles dans un
L'unité (planchers, cloisons, fenêtres selon l'acte) et les parties communes (toiture, structure, stationnement, mécanique). L'inspecteur entre chez vous. Il n'a pas les clés du toit ni le mandat d'ouvrir la chaudière collective, sauf arrangement. Un rapport d'unité silencieux sur la toiture n'est pas rassurant : c'est souvent hors d'accès.
Le papier aussi s'inspecte
Étude de fonds de prévoyance, carnet d'entretien, procès-verbaux, sinistres, assurances. Un inspecteur sérieux vous le dira : lisez ça avec le courtier ou un avocat en copropriété. Une membrane de toit à 18 ans sans provision, ça ne se voit pas dans la salle de bain. Ça se voit dans le PDF du syndicat.
Humidité et voisins
Condensation sur les fenêtres, moisissure derrière les armoires, drain de climatiseur : souvent des enjeux d'unité. Infiltration depuis un balcon supérieur ou un joint de toiture : commun. L'inspecteur peut voir la tache ; l'origine se discute avec le syndicat. N'achetez pas en croyant que « c'est le condo d'à côté ».
Neuf et conversion
Les conversions de plex en copropriété (Montréal, Québec, Longueuil) portent des traces de l'immeuble d'origine : drainage, électricité, isolation. L'unité rénovée peut masquer un solage d'origine. Demandez l'historique, pas seulement les photos du listing.